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MICHEL

Vittoz... et grand public...

MICHEL — 21 Novembre 2014

Vittoz... et grand public..

"Hier soir, jeudi 20 Novembre, sur France 5, lors de l'émission "Les grandes questions", Frédéric Lenoir questionné sur le thème du bonheur par Mazarine Pingeot a insisté sur son expérience de la méthod
e Vittoz.:

(consultable une semaine sur http://pluzz.francetv.fr/).

Un moment, Lenoir a expliqué ses problèmes passés, sa recherche, et a précisé qu'il avait été "sauvé" quand il avait 35 ou 40 ans par la méthode Vittoz."
Par ailleurs, dans cette émission, il y avait Jacques Attali... Un de mes collègues vittoziens lyonnais lui a écrit, à la suite de son dernier livre, pour lui parler du Vittoz... et cela l'intéresse fort.
!"

Pas à pas, discrètement, à l'image de son fondateur, Roger Vittoz, qui fut un des premiers psychosomaticiens, un homme de génie couplé d'une très grande bonté et de beaucoup de modestie, (nous découvrons maintenant qu'il a aidé, suivi et secouru beaucoup de "grands " de son époque!)

le Vittoz prend toute sa place! dans cette quête si fondamentale du mieux être et du bonheur, pour chacun de nous...

Vittoz... et grand public...

MICHEL

Vittoz... et grand public..

"Hier soir, jeudi 20 Novembre, sur France 5, lors de l'émission "Les grandes questions", Frédéric Lenoir questionné sur le thème du bonheur par Mazarine Pingeot a insisté sur son expérience de la méthode Vit
toz.:

(consultable une semaine sur http://pluzz.francetv.fr/).

Un moment, Lenoir a expliqué ses problèmes passés, sa recherche, et a précisé qu'il avait été "sauvé" quand il avait 35 ou 40 ans par la méthode Vittoz."
Par ailleurs, dans cette émission, il y avait Jacques Attali... Un de mes collègues vittoziens lyonnais lui a écrit, à la suite de son dernier livre, pour lui parler du Vittoz... et cela l'intéresse fort.!"

Pas à pas, discrètement, à l'image de son fondateur, Roger Vittoz, qui fut un des premiers psychosomaticiens, un homme de génie couplé d'une très grande bonté et de beaucoup de modestie, (nous découvrons maintenant qu'il a aidé, suivi et secouru beaucoup de "grands " de son époque!)

le Vittoz prend toute sa place! dans cette quête si fondamentale du mieux être et du bonheur, pour chacun de nous...

"le jour où je me suis vraiment aimé" de Charles Chaplin

MICHEL

, Le jour où je me suis vraiment aimé,

j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment.

Et, alors, j’ai pu me libérer.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle...Estime de soi.

Le jour où je me suis vraiment aimé,

j’ai pu percevoir que mon anxiété

et ma souffrance émotionnelle

n’était rien d’autre qu’un signal

lorsque j’allais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle...Authenticité.

j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive,

Le jour où je me suis vraiment aimé,

j’ai cessé de vouloir une vie différente et

contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle...Maturité.

Le jour où je me suis vraiment aimé,

j’ai commencé à percevoir l’abus

dans le fait de forcer une situation,

dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que

ni la personne ni moi-même

ne sommes prêts

et que ce n’est pas le bon moment...

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle...Respect.

Le jour où je me suis vraiment aimé,

j’ai commencé à me libérer

de tout ce qui ne m’était pas salutaire...

Personnes, situations,

tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle...Amour Propre.

Le jour où je me suis vraiment aimé,

j’ai cessé d’avoir peur du temps libre

et j’ai arrêté de faire de grands plans ,

les hypothétiques méga-projets du futur.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct,

j’ai abandonné

ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle...Simplicité.

Le jour où je me suis vraiment aimé,

j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison,

et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui j’ai découvert l’.Humilité...

Le jour où je me suis vraiment aimé,

j’ai cessé de revivre le passé

et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui, je vis au présent,

là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.

Et ça s’appelle...Plénitude.

Le jour où je me suis vraiment aimé,

j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.

Mais si je la mets au service de mon coeur,

elle devient un allié très précieux.

Tout ceci est....Savoir vivre !

Charles Chaplin

Publié depuis OverBlog et LK

MICHEL

Voilà un document relatif à une exposition sur le cerveau, sur le neurocampus de BORDEAUX qui s'est terminée début 2014.
dans ce document, il donne une bibliographie des livres récents sur le cerveau.
et en page 5!!!! , il cite un livre sur la méthode Vittoz, "Réactiver les fonctions naturelles du cerveau : le docteur Vittoz, un précurseur" par Janine Mortier.
http://fr.calameo.com/read/000502266b1328d7f9fdb

Yeeeees.... !

Voyage au centre du cerveau

calameo.com

Ateliers vittoz enfants ados adultes

MICHEL

vittoz-irdc.net --- Article dans Santé Intégrative

vittoz-irdc.net

Ateliers vittoz enfants ados adultes; puce Groupes dans le cadre de la recherche FOVEA; puce Dans cette rubrique... puce Groupes autres régions ...

Ennéagramme & Vittoz, Se connaître et oser changer

MICHEL

« C’est par la faille que jaillit la lumière »

Cette phrase tirée d’une émouvante chanson de Léonard Cohen résume joliment le cœur de mon projet : articuler l’outil de connaissance de soi qu’est l’ennéagramme et la méthode thérapeutique de Roger Vittoz, pour un accueil serein de nos parts d’ombre et de lumière. En alliant à une cartographie subtile des caractères humains, un art de réconciliation avec soi-même, il devient possible d’oser changer et de retrouver une véritable liberté intérieure.

L’ABC DE L’ENNEAGRAMME d’Eric Salmon

Dans la masse des livres consacrées à l’ennéagramme, on peut légitimement se poser la question de savoir par lequel commencer…

La réponse est claire : il s’agit de l’ABC de l’ennéagramme d’Eric Salmon. Extrêmement lisible, l’ouvrage donne les principales informations sur l’outil et propose un descriptif par type qui est agrémenté par de savoureux dessins qui en disent parfois plus long qu’un long discours.

A l’usage, on se rend compte que ce livre qui joue la carte de la simplicité et de la modestie est très complet, très dense et très commode. C’est sans doute le secret de sa réussite.

Ouvrage de base à garder sur sa table de chevet, je conseille toujours à mes stagiaires d’y revenir régulièrement. Ce livre est le fruit d’une expérience d’animateur et cela se sent par son caractère vivant.

Même si je pense que rien ne peut remplacer une approche expérimentale par un stage selon la tradition orale, ce livre sera idéal pour accompagner un débutant sur ce chemin de l’ennéagramme.

Neurobiologie...un article de "pour la science"

MICHEL

La peur commence dans le nez

Selon une étude sur des souris, l’apprentissage de la peur modifie jusqu’aux neurones sensoriels, et pas seulement les aires corticales ou profondes du cerveau.

Une même odeur déclenche une réponse bien plus intense des neurones olfactifs quand les souris ont appris à en avoir peur. En effet, la quantité de neurotransmetteurs déversés dans le bulbe olfactif, caractéristique du nombre d’influx envoyés par les neurones olfactifs, est alors bien plus importante (à gauche, avant l’apprentissage ; à droite : après l’apprentissage).

© Marley Kass et Michelle Rosenthal

Pour en savoir plus

M. D. Kass et al., Fear learning enhances neural responses to threat-predictive sensory stimuli, Science, en ligne le 12 décembre 2013.

R. Vaas, Les racines de la peur, Cerveau&Psycho, n°2, 2003.

L'auteur

Guillaume Jacquemont est journaliste à Pour la Science.

Nous avons tous appris à craindre une odeur de gaz dans un appartement, que nous associons à un danger d’explosion. Comment cette peur est-elle codée dans le cerveau ? On considère classiquement que son apprentissage modifie diverses aires cérébrales, telle l’amygdale. Marley Kass, de l’Université du New Jersey, et ses collègues ont montré sur des souris que les changements vont jusqu’au début de la chaîne de perception et de traitement sensoriel : la réponse des neurones olfactifs est quatre fois plus intense quand l’odeur perçue provoque la peur.

Les neurobiologistes ont conditionné les souris pour craindre une certaine odeur, en faisant systématiquement suivre sa diffusion d’un choc électrique à la patte. L’odeur est perçue grâce à la fixation des molécules volatiles sur des récepteurs situés à la surface des neurones olfactifs, dans les muqueuses qui tapissent l’intérieur du nez. Ces neurones envoient alors des influx au bulbe olfactif et, de là, à d’autres aires cérébrales.

Les chercheurs ont observé le bulbe olfactif en perçant – sous anesthésie – un petit trou dans le crâne des souris. Celles-ci étaient génétiquement modifiées pour que les neurones sensibles à l’odeur apprise fabriquent un composé nommé synapto-pHluorine, qui se fixe sur les vésicules contenant les neurotransmetteurs (les molécules qui assurent la communication entre neurones) et devient fluorescent quand il est relâché dans une synapse. Ainsi, plus les neurones olfactifs envoient d’influx, plus le nombre de neurotransmetteurs relâchés est grand et plus la fluorescence observée dans le bulbe olfactif est importante.

Les neurobiologistes ont constaté qu’une même odeur entraîne une réponse quatre fois plus intense des neurones olfactifs quand les souris ont appris à en avoir peur. Ces résultats montrent qu’un tel apprentissage modifie jusqu’aux neurones sensoriels et ne se déroule pas juste dans les aires cérébrales auxquelles parviennent les informations perceptives, comme on le pensait auparavant – ce qui n’exclut bien sûr pas l’implication d’autres structures, telle l’amygdale. Pour Cyril Herry, de l’INSERM, la prochaine étape sera sans doute de confirmer le lien de causalité, par exemple en bloquant ce phénomène de plasticité des neurones olfactifs : l’apprentissage de la peur est-il alors empêché ?

Le mécanisme découvert pourrait accroître la sensibilité à une odeur et ainsi la réactivité face au danger. Selon C. Herry, il sera probablement retrouvé chez l’homme, dont la structure du système olfactif est similaire et chez qui on peut aussi obtenir des réponses conditionnées de peur. Il connaît sans doute un dysfonctionnement dans certains troubles de l’anxiété, tel un stress posttraumatique, qui entraîne notamment une hypervigilance et une focalisation exagérée sur tout stimulus associé au traumatisme.

A connaître!!!

MICHEL

Latérapédagogie / Latérathérapie

Formation 1 ère Journée

Marie-Françoise Tay, Marie-Thérèse Durand et Alain Soleilhac, Praticiens

Vittoz IRDC et enseignants en retraite vous proposent une 1ère

formation animée par Joëlle Morice Mugnier, le :

Samedi 22 février 2014

« Comment expliquer, chez certains, dyslexies, dyspraxie et lecture lente et

hachée ? Qu’est-ce qui génère cette impression de « contre-sens » ? Pourquoi

l’avenir est-il toujours représenté à droite ? En proposant une pédagogie fondée

sur la structuration de la latéralité, la latérapédagogie, Joëlle MORICE-MUGNIER

fait prendre conscience au patient de son sens directionnel cognitif dominant. »

Peut-on lire sur la quatrième de couverture du livre: « Gauchers en difficulté, la

latérapédagogie, une richesse inexploitée », Ed. Pierre Téqui

Horaires : de 10 h à 18 h

Lieu : Chez Marie-Françoise et André Tay

10 Chemin du Bricollet

69210-LENTILLY (près de Lyon)

Tarif : 90 €

En cas d’absence, prévenir au 06 77 46 37 02.

Merci de bien vouloir apporter votre panier repas.

In Inscription à renvoyer à : Marie-Françoise Tay

10 Chemin du Bricollet

69210-LENTILLY

Nom :

journée de

Prénom :

Adresse :

Profession :

Téléphone :

Courriel :

Je souhaite participer à la journée de formation du 22 février 2014

Je verse un acompte de 40 € avant le 22 décembre 2013

À l’ordre de : Joëlle Morice Mugnier

Merci de bien vouloir préparer le solde de 50 € par chèque à remettre en début de

journée. Un complément vous sera demandé pour défrayer Joëlle M.M.de ses frais de

transport.

L’acompte sera conservé en cas d’annulation inférieure à 8 jours.

Joëlle Morice Mugnier Psychopraticien Vittoz Latérapraticien

Formation / Supervision - Membre Individuel FF2P

SIRET 437 737 646 Membre d’une Association agrée par l’Administration Fiscale.

Le règlement des honoraires par chèques libellés à son nom est accepté.

07 86 62 30 43 joellemorice@wanadoo.fr

Si proche du Vittoz!

MICHEL

Les 5 clés de la Sérénité

par Christophe André

DOSSIER COORDONNÉ PAR VIOLAINE GELLY

paru dans PSYCHOLOGIES Magazine N°332 – Sept-2013

En période de crise, plus que jamais, nous avons envie de sérénité, de calme et

d'apaisement. Mais où trouver ces instants de grâce ? Ou, plus simplement, comment

les reconnaître quand ils nous traversent, et comment les susciter ? Le psychiatre

Christophe André, auteur des États d'âme, Un apprentissage de la sérénité et de

Sérénité, vingt.-cinq histoires d'équilibre intérieur, partage avec nous les pistes

issues de son travail et de sa réflexion. Au fil de notre dossier, apprenez à agir pour

nourrir votre paix intérieure : accepter ses émotions (1), pratiquer l'autocompassion

(2), remercier les autres (3), vivre en pleine conscience (4) et se relier la nature (5).

CHRISTOPHE ANDRÉ

Psychiatre et psychothérapeute, il dirige une unité spécialisée dans le traitement des troubles

anxieux et phobiques à l'hôpital Sainte-Anne, à Paris et enseigne à l'université Paris-X. Il est l'auteur

de nombreux ouvrages tous publiés chez Odile Jacob. Dernier paru : Sérénité, vingt-cinq histoires

d'équilibre intérieur (2012).

«ETRE SEREIN C'EST REFUSER LES FAUSSES URGENCES »

Pas besoin de se retirer du monde. Même dans des situations difficiles, nous pouvons trouver

des bulles d'apaisement. Notre expert de la sérénité, Christophe André, nous dit comment.

PROPOS RECUEILLIS PAR HÉLÉNE FRESNEL

Psychologies : Comment définiriez-vous la sérénité ?

Christophe André : C'est un bonheur tranquille et connecté. La sérénité est une émotion

agréable, même si, contrairement à la joie, elle est de basse intensité. Elle nous plonge dans

un état d'apaisement intérieur et d'harmonie avec l'extérieur. Nous éprouvons un sentiment

de calme mais il ne s'agit pas d'un repli sur soi, d'un enfermement. Nous nous sentons

confiants, en lien avec le monde, cohérents. Nous avons l'impression d'avoir trouvé notre

place.

Comment y accède-t-on ?

C.A.: C'est un phénomène qui nécessite la réunion de certaines conditions pour surgir. Il est

parfois provoqué par le cadre qui nous entoure, comme quand nous atteignons le sommet d'une

montagne et que nous contemplons longuement le paysage ; ou que nous assistons au lever

ou au coucher du soleil... Parfois, notre environnement n'y est absolument pas propice, mais

nous parvenons pourtant à la sérénité, « de l'intérieur»: par exemple, un état de calme qui

nous habite paradoxalement alors que nous sommes compressés dans le métro. La plupart du

temps, c'est un phénomène subtil qui émerge quand la vie desserre un peu son étreinte sur

nous et quand nous-mêmes lâchons prise. Mais, pour le ressentir, il est nécessaire d'être dans

un état d'esprit ouvert à l'instant présent; si nous sommes dans la rumination, l'action ou la

distraction, c'est beaucoup plus difficile. Quoi qu'il en soit, et comme toutes les émotions

positives, la sérénité ne s'éprouve pas de manière continue et permanente. Ce n'est d'ailleurs

pas le but recherché. Notre travail consiste à essayer d'augmenter la fréquence de ses

apparitions, de les faire durer et de les savourer le plus possible.

La sérénité consiste-t-elle à nous couper du monde ?

C.A.: La sérénité suppose effectivement un relatif désengagement vis-à-vis du monde. Nous

cessons de vouloir faire quelque chose, obtenir ou contrôler. Ce désengagement ne concerne

cependant que l'action. Nous restons réceptifs à ce qui nous entoure. II ne s'agit pas de se

retirer dans sa « forteresse », mais de se mettre en lien avec son environnement. C'est la

conséquence d'un état de présence intense, mais non réactive, à ce qui compose à cet instant

notre vie, même si c'est bénin, même si c'est anodin. La sérénité est plus facile à atteindre

quand nous baignons dans un environnement magnifique que quand ce dernier est agressif. Il

existe néanmoins des moments de sérénité dans le tumulte. Tous ceux qui prennent le temps

de s'arrêter pour analyser, ressentir ce qui leur arrive, ce qu'ils éprouvent, arrivent à la

sérénité à un moment ou à un autre.

On associe souvent sérénité et méditation, est-ce la seule voie?

C.A.: Non. Il suffit parfois de se connecter à un environnement lui-même serein et de s'en

laisser imprégner. Il est également possible d'y arriver par la prière, par une forme de

réflexion philosophique sur le sens de la vie. Par le lâcher-prise aussi. Car ce qui favorise

l'émergence de la sérénité, c'est de prendre régulièrement le temps de se poser; de cesser

d'agir, de vouloir, de courir après des résultats, quels qu'ils soient; d'être dans une présence

attentive et respectueuse au monde. Or, il se trouve que c'est précisément ce que la

méditation, et particulièrement la pleine conscience, propose. Elle ne nous dit rien d'autre

que : «Arrêtez-vous, observez, respirez ! » Nous avons plus de chances de vivre des instants

de sérénité en méditant qu'en surveillant nos e-mails tout en répondant au téléphone et en

avalant un sandwich. Nous avons juste à observer le monde tel qu'il est : des objets, des

humains, des nuages, des ciels dont nous n'attendons rien. La pleine conscience facilite tout

cela, mais elle n'est pas l'unique voie.

Quelles sont les autres voies?

C.A.: Deux grandes voies méditatives cohabitent. La première s'appuie sur la focalisation,

le rétrécissement du champ de l'attention : il s'agit de ne plus s'intéresser qu'à une chose,

son souffle, un mantra, une prière, la flamme d'une bougie... Et d'écarter de la conscience

tout ce qui ne concerne pas l'objet choisi pour méditer. La deuxième voie se concentre sur

la technique inverse : ouvrir son attention, être présent à tout, de son mieux, à son souffle,

à ses sensations corporelles, aux bruits autour de soi, à tous ses ressentis, à toutes ses

pensées. C'est la pleine conscience : au lieu de me focaliser, je fais l'effort permanent

d'ouvrir mon esprit à tout ce qui est là, à chaque instant.

Toutes les pratiques méditatives n'ont-elles pas le même objectif?

C.A.: Pour certaines, il s'agira de nous rendre beaucoup plus présents au monde auquel nous

appartenons, ce que la pleine conscience appelle la « conscience sans objet ». L'intention est

de se sentir simplement et fortement en vie. Pour d'autres, il s'agira de poursuivre ce que,

par exemple dans le zen, on appelle le satori, un état d'éveil qui nous révèle le monde. Dans

les deux cas, rien d'intellectuel, au contraire : pas d'action, mais une observation tranquille;

pas d'attentes, juste une intention d'intensifier notre présence au monde et de laisser

tranquillement venir. D'autres approches encore visent au développement des émotions

positives : dans le bouddhisme, c'est le travail sur la compassion, l'altruisme.

Et pour nos émotions négatives?

C.A.: L'apaisement des émotions négatives est un préalable en général nécessaire à la

sérénité. Les pratiques méditatives utilisées dans les cabinets des psys insistent sur ce point.

À Sainte-Anne, je travaille beaucoup avec des patients confrontés au stress, à l'anxiété,

à la dépression, au ressentiment, à la colère. Nous leur montrons comment stabiliser son

attention sur l'instant présent permet de stabiliser ses émotions. Nous tentons aussi de leur

apprendre à établir un rapport différent à ces émotions douloureuses, à ne pas chercher à les

contrôler, à essayer de ne pas s'y noyer en les ruminant, et à plutôt les accueillir pour tenter

de désamorcer leur influence. Souvent, le problème, avec les émotions fortes et douloureuses,

c'est qu'elles captent toute notre attention. Nous en devenons prisonniers, nous nous

identifions à elles, elles nous vampirisent. L'idée est de dire aux patients : « Permettez à ces

émotions d'être là, à votre esprit; mais pas toutes seules, ne leur laissez pas occuper à elles

seules tout votre espace mental. Ouvrez aussi votre conscience à votre corps et au monde

extérieur pour que l'influence de ces émotions se trouve diluée dans une conscience aussi

vaste et ouverte que possible. »

Chercher la sérénité dans l'actuelle situation de crise généralisée que nous traversons, est-ce

bien réaliste?

C.A.: Je pense que, si les humains ne s'occupent pas de leur équilibre intérieur, s'ils le laissent

en friche, ils vont non seulement souffrir davantage, mais aussi être plus manipulables,

plus impulsifs. Le travail sur notre intériorité nous rend plus présents. C'est ce que

Thomas d'Ansembourg [psychothérapeute spécialisé en communication non violente, ndlr]

appelle l'« intériorité citoyenne » : prendre soin de notre intériorité va faire de nous de

meilleurs humains, plus cohérents, plus respectueux, à l'écoute des autres, moins injustes.

Nous nous engageons de manière plus calme, mais aussi plus tenace. Nous sommes moins «

endoctrinables », plus libres. Et puis la sérénité permet aussi de tenir la distance dans les

combats que nous engageons.

Nous ne pouvons pas uniquement fonctionner à l'impulsion, à la colère, au ressentiment...

Les grands leaders comme Nelson Mandela, Gandhi, Martin Luther King ont tous cherché à

s'en extraire. Ils voient sur le long terme, savent que démarrer par la violence conduit à la

violence, à l'agressivité, à la souffrance. La sérénité permet de garder intacte notre capacité

à nous indigner et à nous révolter, mais de la manière la plus efficace et adaptée possible.

Est-elle accessible à tous?

C.A.: Tout le monde peut accéder à la sérénité, mais tout le monde n'a pas les mêmes

aptitudes. Certains partent avec un meilleur capital que d'autres : ils sont émotionnellement

plus stables, mieux capables de combattre leur stress... Une personne avec un tempérament

anxieux, élevée dans une famille d'anxieux, une autre dans le sacrifice permanent ou dans la

méfiance par rapport au bonheur « parce que ça ramollit » vont avoir du mal à lâcher prise :

elles auront toujours tendance à être dans des actions protectrices, anticipatrices. Elles

n'auront pas conscience que nous sommes aussi sur terre pour, de temps en temps, savourer

notre existence, admirer, partager, et pas seulement pour nous protéger de l'avenir et de

l'adversité. Mais la marge de manoeuvre existe et tout le monde peut accéder à davantage de

sérénité.

Ne faudrait-il pas aujourd'hui plutôt résister et agir que lâcher prise pour être heureux ?

C.A.: Comme si les deux étaient incompatibles ! Pour moi, c'est comme si vous opposiez

inspirer et expirer ! En réalité, l'action psychologique n'empêche pas l'action politique. Il y

a des moments dans la vie où il importe de résister, d'agir, de combattre, et d'autres où il

faut lâcher prise, être dans l'acceptation, c'est-à-dire simplement accueillir ses émotions.

Ce n'est pas démissionner, ni laisser faire, ni se soumettre, ni obéir. Le lâcher-prise, quand

il est bien compris, c'est un programme en deux temps - accepter le réel et l'observer

puis agir pour le changer - qui permet de ne pas être dans la réaction ou dans l'impulsion

guidées par l'émotion brute. C'est une antichambre de décontamination où nous sondons,

examinons les émotions dans un espace mental le plus vaste possible pour essayer de décider

ce qu'il sera bon de faire, quel genre d'actions proches de nos valeurs, de nos attentes nous

pourrons engager. L'idée est de « répondre » à ce qui nous arrive avec notre esprit et notre

coeur plutôt que de « réagir » dans l'urgence de l'émotion. C'est une dictature de notre

époque de vouloir que les individus soient très réactifs, prennent des décisions importantes

immédiatement, un peu comme quand les vendeurs essayent de nous arnaquer en disant : « Si

vous ne le prenez pas maintenant, il n'y sera plus ce soir ou demain ! » Notre monde essaye de

nous arnaquer en nous faisant croire que l'urgence est partout. La sérénité consiste à refuser

les fausses urgences. Elle n'est pas une dérobade face au réel, juste un outil de sagesse et de

discernement.

1. ACCEPTER SES ÉMOTIONS

« Positivez ! » C'est le slogan du moment. Une maladie devient l'occasion de profiter

de ses proches, un licenciement, celle de se reconvertir... Et si, à force de toujours

voir les choses du bon côté, nous nous empêchions d'être en paix

Une panne sur l'autoroute ? Tant mieux : en attendant la dépanneuse, je prends enfin du

temps pour moi. Le métro plein à craquer? Une aubaine, je manquais de contact humain. Il y

a des gens étonnants qui positivent tout, tout le temps. Comme si chaque tuile de l'existence

était bonne à prendre, comme si, derrière un drame, se cachait toujours une leçon de sagesse.

Et ces personnalités formidables, shootées à l'optimisme, vous expliquent, avec un sourire

parfois inquiétant, que vous seriez plus heureux si vous surfiez sur le bon côté des

événements. C'est, dans sa version sympathique, la première leçon de l'ours Baloo lorsqu'il

enseigne la loi de la jungle à Mowgli : « Prenez la vie du bon coté, riez, sautez, dansez,

chantez, et vous serez un ours très bien léché(1). » Pas sûr.

L'ÉCHEC EST FORMATEUR

« Dans tous les domaines, notre société concurrentielle nous pousse à être performants.

Pour cela, il faut positiver, quitte à enjoliver son curriculum vitae pour qu'il montre un

cheminement couronné de succès », relève la psychanalyste et philosophe Monique David-
Ménard(2). Mais la pression est si forte que « nous voyons arriver dans nos cabinets des

personnes construites sur cet idéal de réussite absolue tout à coup s'effondrer lorsqu'elles

échouent ». À tout positiver, elles n'ont pas appris à supporter leurs zones de tristesse

et sombrent dans la mélancolie. « C'est dommage, car nos difficultés et nos ratages nous

donnent un enseignement précieux sur nous-mêmes », reprend-elle.

Une rupture sentimentale nous révèle, par exemple, un investissement excessif ou un

échec peut-être désiré. Grâce à Freud, nous savons désormais que ces fameuses pulsions

antagonistes de vie et de mort, d'éros et de thanatos, constituent la richesse et la

complexité de la psyché. Regarder ce qui ne va pas si bien, c'est considérer nos failles, nos

faiblesses et nos peurs, toutes ces facettes qui font notre singularité. « Il y a quelque chose

de très personnel dans notre manière de répéter les mêmes impasses », confirme Monique

David-Ménard. Et la liberté est là, « lorsque nous trouvons dans nos échecs le matériau de nos

réussites ».

LES ÉMOTIONS DONNENT UN SENS

Sophie, 30 ans, connaît bien cet instant où, par crainte d'être débordée par ses émotions, elle

regarde ailleurs en se disant que ce n'est pas grave. Si bien qu'on lui reproche souvent d'être

distante, insaisissable. « C'est le cas : dans ma tête, je m'en vais très loin, jusqu'à mes 10

ans, lorsque, rejetée par mes camarades de classe, je dédramatisais en me persuadant que je

m'amusais mieux toute seule. » Réfugiée dans sa coquille comme à son habitude, elle se prive

de l'opportunité de faire, pour une fois, un peu différemment.

« C'est tout le travail de la thérapie : amener le patient à regarder comment il est touché

par un événement et ce que cela réactive d'une situation déjà vécue, pour apprendre à réagir

de manière plus adaptée au moment présent », analyse Jean-François Gravouil (3), gestalt-
thérapeute. Car, si les émois de Sophie adulte témoignent de son histoire d'enfant, ils parlent

aussi de ce qui se passe, dans le moment présent, avec son interlocuteur.

Pourquoi cette conversation déclenche-t-elle, aujourd'hui, de telles émotions? En les

mettant à distance, elle se coupe d'elle-même, de l'autre, et s'empêche de le rencontrer

vraiment. La pensée positive, parce qu'elle ne permet pas de s'ajuster à la situation actuelle,

peut être « un déni de réalité, résume Jean-François Gravouil. Pour ne pas être confronté

à ce qui nous menace ou nous fait peur, nous refusons de voir ce qui, dans le réel, nous

dérange ». Nous l'édulcorons pour être, provisoirement, en paix, mais nous courons en fait à la

catastrophe. « Nous avons beau nous dire que la route est droite, s'il y a un virage, nous allons

finir dans le décor », illustre-t-il. Or, ainsi que l'enseignait le maître indien Swâmi Prajnânpad,

toute action juste passe par « dire oui à ce qui est ». Considérer la situation telle qu'elle se

présente permet de trouver les ressources adéquates, de faire des choix pertinents.

« Les pensées positives comme les négatives sont deux voies dangereuses et stériles, poursuit

le gestalt-thérapeute. Dans les premières, nous sommes du côté de la toute-puissance, tout

est rose, tout est possible; dans les secondes, du côté de l'impuissance, du défaitisme. »

Dans les deux cas, nous restons passifs, nous ne créons ni ne construisons rien. Nous ne nous

engageons pas ni ne nous donnons les moyens de transformer le monde. Nous n'écoutons pas

nos émotions, au sens étymologique du terme, ex movere : ce qui nous mobilise, nous pousse à

l'action.

L'AMBIVALENCE FAIT GRANDIR

Cette injonction moderne à positiver, à faire bonne figure, permet aussi parfois de museler

tout discours un peu trop contestataire. C'est le fameux « Ne m'apportez pas de problème,

donnez-moi des solutions », malheureusement répété par nombre de chefs d'équipe. Avec,

en embuscade, ce reproche caché : faites des efforts, soyez performants, flexibles,

rebondissez ! Marc, 45 ans, commercial, raconte ainsi : « Notre patron nous a annoncé une

bonne nouvelle : pas de licenciements... à condition de renoncer à nos primes. Nous étions

invités à nous réjouir. » Les esprits chagrins qui auraient le malheur de pointer la supercherie

sont accusés de ne pas être constructifs, de plomber l'esprit d'équipe. « Quand vous devenez

dérangeant, vous êtes culpabilisé parce que vous n'êtes pas assez docile », souligne Jean-
François Gravouil.

La pensée positive refuse la pensée complexe, chère au sociologue et philosophe Edgar Morin

(4), un peu trop coûteuse sur le plan psychique. « Parce qu'elle prend en compte des éléments

contradictoires, la complexité nous installe en effet dans un équilibre instable, là où un choix

est toujours relatif, contestable », précise le gestalt-thérapeute. Il n'y a jamais de bonne

réponse. D'où la tentation d'éviter les complications, de ne voir que le bon côté des choses en

espérant être ainsi plus serein.

« C'est plus facile, mais c'est assez infantile », observe encore Jean-François

Gravouil. L'accession à la maturité psychique se fait en effet lorsque nous acceptons

l'ambivalence : « Le bébé est dans une vision à la fois persécutrice et clivée du monde : le

sein qui arrive quand il a faim est le bon objet; le sein qui ne vient pas, le mauvais objet.». En

grandissant, l'enfant prend conscience que, dans les deux cas, le sein est sa mère. Il admet

ainsi que, chez elle comme chez lui et en toute chose, il y a du bon et du mauvais, du positif et

du négatif.

L'ANGOISSE EST HUMAINE

En ces temps de grisaille économique et sociale, nous aurions pourtant parfois besoin

de positiver un peu plus. « Tant que nous ne l'utilisons pas comme système de réponse

systématique, la pensée positive offre un confort psychologique », estime Jean-François

Gravouil. Elle met du supportable là où nous pourrions être terrassés par la peur. « Dans des

situations de grande insécurité, il est indispensable de tamiser ce qui ne va pas. Positiver

certains aspects de sa vie permet de ne pas être envahi par l'angoisse », atteste Monique

David-Ménard. Par exemple, ne pas trop regarder à quel point son couple bat de l'aile lorsque,

au chômage, nous concentrons notre énergie à retrouver du travail.

« À l'inverse, il peut être tout à fait inopportun de positiver. Cela signalerait que nous ne

supportons pas d'entendre une plainte. Or, il faut parfois que l'envie d'être malheureux

s'épuise », note la psychanalyste. Rien ne sert d'asséner à un ami effondré qu'il faut prendre

la vie du bon côté. Et de conclure : « Entre l'idéal absolu de performance et l'intolérable

dégringolade de l'échec, nous pourrions inventer des modes de réussite qui supportent une

dose de ratages ». Positiver un peu, mais pas trop, et pas tout le temps.

1. In Le Livre de la jungle de Wolfgang Reitherman (Studios Watt Disney, 1967).

2. Monique David-Ménard, auteure d'Éloge des hasards dans la vie sexuelle (Hermann, 2011).

3. Jean-François Gravouil, La psychothérapie dans la société: instrument ou ferment?» (Gestalt n°29, 2005,

sur cairn.info).

4. Edgard Morin, auteur d'Introduction à la pensée complexe (Seuil, `Points'; 2005).

un numéro à lire!!

MICHEL

20 novembre 2013

En kiosque : Essentiel Cerveau & Psycho n°16

La personnalité

La personnalité reflète les pensées et le comportement. Chaque individu est une combinaison de traits, normaux ou plus ou moins pathologiques, qui rend chaque individu unique, mais parfois prévisible !

Également au sommaire

Entre gènes et environnement

Les traits de la personnalité sont autant innés que acquis. On ignore quels gènes sont impliqués, mais on sait que l'environnement modifie leur expression.

Peut-on changer de personnalité ?

La personnalité se modifie tout au long de la vie et dépend des expériences vécues. Cette évolution se fait sans que nous en ayons conscience. Des stratégies thérapeutiques peuvent atténuer certains traits négatifs ou renforcer les positifs.

Quelles personnalités pour quels leaders ?

Quels sont les traits de caractère de ceux qui gouvernent le monde ? En quoi leurs personnalités influent-elles sur leurs décisions politiques ? Les profileurs psychologiques répondent à ces questions, participant ainsi aux négociations internationales.

Les personnalités difficiles

Certains individus ont une personnalité pathologique, qui provoque une souffrance, voire une altération du fonctionnement : ils sont paranoïaques, antisociaux, narcissiques, obsessionnels, etc. Que signifient ces termes ?

La démarche en dit long sur le tempérament

La démarche révélerait certains traits de personnalité, notamment la sociabilité, la dominance ou la vulnérabilité. Mais aussi les émotions, voire le désir sexuel…

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Les addictions, comment s'en sortir ?

Les addictions ne concernent plus seulement les drogues, mais aussi des comportements, tels que le jeu ou le travail.
Cerveau & Psycho se penche sur ces addictions comportementales et décrit les recherches récentes qui permettraient de « reconfigurer » les neurones pour sortir de la spirale de la dépendance.

Big Bang numérique, les données massives changent-elles le monde ?

On peut aujourd'hui facilement stocker d'énormes quantités d'information. Cette capacité nouvelle n'est pas qu'un changement quantitatif : elle annonce des transformations profondes dans la société et ses activités.

L'hérédité sans gènes : comment l'environnement rebat les cartes ?

Depuis sa découverte en 1953, l'ADN est devenu l'icône de la vie, le livre où tout serait écrit. Mais l'ADN n'est pas le seul maître à bord. L'expression des gènes qu'il contient dépend de diverses modifications dites épigénétiques, souvent transmissibles de cellule à cellule, voire de génération en génération. Elles reflètent l'environnement de l'individu, son alimentation, ses expériences...

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