15 Janvier 2013
un livre de Michèle Bussillet
"Le généraliste suisse Roger Vittoz (1863-1925) avait mis au point, pour ses malades "nerveux", une série d’ "exercices" qui, à partir de la relation aux sensations extérieures et corporelles, permettaient de lutter contre des moments d’angoisse, de dépression, parfois des problèmes psychosomatiques. Parce que se mettait en place un équilibre entre la sensation (réceptivité) et la pensée (émissivité), les personnes se sentaient plus solides face à leurs émotions.
Le livre de Michelle Bussillet est enraciné dans le respect de cette méthode psycho-corporelle.
L’auteure tente par ailleurs de montrer que la thérapie Vittoz se nourrit des découvertes des neurosciences, de l’évolution de la psychanalyse, des recherches récentes sur le symbolique, de l’apport de pratiques corporelles.
Elle présente :
- des outils qui permettent une gestion de la vie quotidienne ;
- l’écoute des résonances symboliques qui se font au fur et à mesure de la pratique, élargissant la connaissance de soi, permettant parfois la remontée de souvenirs occultés.
Il s’agit d’un travail psychosensoriel, dans un va-et-vient entre réel et symbolique. Il renforce dans un premier temps la confiance en soi, il permet un assouplissement de résistances avant que ne soient abordés les pans douloureux de la recherche de la personne..
Les vignettes cliniques montrent comment se fait le passage de la gestion du quotidien à l’approche des résonances symboliques, comment travail sensoriel et langage se croisent.
Le lecteur trouvera, en particulier, dans cet ouvrage :
- un chapitre sur les principales expériences vittoziennes et leur évolution dans la cure,
- une présentation de la relaxation psychosensorielle, "voie royale du Vittoz",
- une réflexion sur l’image du corps de la personne, sur sa sexualité,
- un énoncé de l’exigence éthique du psychothérapeute vittozien, qui se devait d’être affirmée.
Le dernier chapitre : Le chemin de la liberté relate les réflexions des thérapeutes Vittoziens dans le monde actuel, plutôt comme une ouverture que comme une conclusion."