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je n’ai pas un corps, je suis un corps, un corps pensant certes, c’est pour cela que corps et esprit sont intimement liés et indissociablement liés.

Carl Gustav Jung

L’anxiété ne doit pas tuer l’espoir mais le porter.la nature est vivante et sa dégradation est aussi la nôtre. Il nous faut reprendre contact avec notre intériorité, insuffler de la conscience dans l’inconscience, créer des forces réparatrices et créatrices.

Pour l’OMS

Le piège le plus commun est de négliger sa santé, tant qu’elle ne se manifeste pas de façon trop négative. Comme si nous oubliions que notre conscience, c’est notre cerveau et que notre cerveau, c’est notre corps. Nous sommes peu habitués en Occident au fait que notre conscience soit physique.il existe une conscience plus vaste, englobant tout le réel et qui n’est pas produite par le cerveau, une sorte d’hyper conscience que l’on perçoit parfois en méditant, en respirant, en marchant. , la santé est un état complet de bien-être, physique, mental et social, qui ne se réduit pas à l’absence de maladie.

Dans la genèse

Comme l’esprit, le corps parle, il s’exprime et il ne ment pas. Il dit nos troubles, nos conflits, nos souffrances, et il se souvient. Est-il à l’origine de la maladie ? Jusqu’où notre passé peut-il influencer notre santé ? Les liens sont complexes entre mémoire do corps et mémoire de l’esprit. , si l’on remonte aux textes bibliques, il est dit que l’unité corps/esprit est un facteur d’adhésion à la paix intérieure, toute division conduisant en revanche à une scission.

Nos émotions s’inscrivent en nous, mais on peut aussi utiliser la passé au bénéfice de sa vie, par la voie corporelle, la parole et par l’acte créatif, qui exprime et libère.

Parfois, l’on néglige cette unité, corps et esprit ne sont plus en accord, et il arrive que l’on mette beaucoup d’énergie à remplir une fonction qui n’est pas la sienne, et cette énergie épuise, elle entame notre capital physique.

En revanche, nous tirons un vrai plaisir lorsque notre attention et notre effort dépendent de notre choix, et que l’on s’investit consciemment dans ce choix. Lorsque cette attention n’est pas divisée, elle transforme tout ce qu’elle touche, c’est de l’énergie pure, comme l’expérimente la méthode du Dr Vittoz.

Les exercices physiques réguliers, modérés chez la personne malade et adaptés à chacun, demandent une discipline nécessaire qui n’appartient qu’à soi. Le sentiment, enfin, que mon corps m’appartient, que je le conduis et choisis ce qui est bon pour lui, et de ce fait procure un profond bien-être, un plaisir mêlé à une sensation de liberté.

« Cela dépend de soi », c’est le début d’une nouvelle perception de l’existence, du vivant, du corps en mouvement. Ces pratiques, dans un corps qui fut morcelé par la maladie, représentent un facteur d’unité, de rassemblement, qui nous permet d’exister pleinement, corps et esprit réunis.

L’on peut ainsi installer de nouvelles habitudes mentales, il existe une certaine souplesse neuronale, une plasticité du cerveau, qui, créant de meilleures connections, est alimenté d’une manière plus positive, comme éclairé.

Dans le langage, on parle du corps comme d’une possession, du registre de l’avoir, comme m’appartenant ; or, il n’est que moi-même, je n’ai pas un corps, je suis un corps, un corps pensant certes, c’est pour cela que corps et esprit sont intimement liés et indissociablement liés.

La santé semble à chacun naturelle, normale, d’avoir ou d’être en bonne santé. D’ailleurs, l’on pense à son corps dès qu’il fait souffrir, et l’individu cherche à découvrir, à donner un sens à cette souffrance, qui est le plus souvent un signal.

Zweig, grand admirateur de Freud, nous dit, dans « la guérison par l’esprit » : la santé, pour l’homme est une chose naturelle, la maladie, une chose antinaturelle, alors que la santé croît en silence en l’homme, la maladie s’introduit en lui comme une étrangère et suscite une foule de questions : Cet ennemi qui vient du dehors, qui nous l’a envoyé, se maintiendra t-il, se retirera t-il ? La maladie s’emparerait-elle de nous sans cause ? L’idée de l’absurdité totale de la souffrance nous est effrayante, elle suffirait à détruire l’ordre moral de l’univers. Contrairement aux bouddhistes, nous ne l’acceptons pas, ce qui lui permettrait d’être, puis de disparaître.

Actuellement, le culte du corps s’accompagne d’une phobie du corporel, une haine de corps véritable, du corps organique, à plus forte raison du corps malade. Ce rêve de perfection est pourtant un fantasme mortifère, vouloir un corps parfait, immuable, c’est s’arracher au sien, mourir à son propre corps.

Se servir de son corps à d’autres fins que les injonctions médicales, s’en servir par plaisir, permet de reconquérir ce corps meurtri....

Virginie THEVENIN

Vice-présidente Tribu Cancer

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